Par Yves Rousseau
Fringe 2010
Avec Autant s’emportent les gens, le Théâtre Sur La Coche produit une comédie musicale pour ceux qui les détestent, abordant avec humour tous ces petits irritants du quotidien qui finissent pas nous rendre la vie impossible.
Sur plateau scénique dépouillé, c'est sous implicite proposition de temps et de lieu ancrée à même le jeu que chorégraphique parade de music-hall englobe de sa festive substance, un défilement frénétique de courtes saynètes intercalaires.
Hormis le rôle principal, les comédiens jouent chacun plusieurs personnages caricaturalement kitsch et archétypaux, enfilés à la volée à partir de simples expressives conventions vocales et posturales.
Hormis le rôle principal, les comédiens jouent chacun plusieurs personnages caricaturalement kitsch et archétypaux, enfilés à la volée à partir de simples expressives conventions vocales et posturales.
Livrée sous clin d'œil d'autodérision de l'implicite modestie de moyens, l'histoire trace le truculent et tragicomique destin d'un jeune homme bien ordinaire. Dans un frénétique post-moderne univers d'urbaine solitude et de non-écoute généralisée, où chaque journée se répète de ses ennuis et de son flot d'enquiquineurs sans civisme, chacun cherche la bouée, la bonne âme : du fait d'une rare maladie auditive et phéromonale, le garçon dégage une aura qui universellement amène les gens qui le côtoient à perdre toute inhibition et à se livrer comme dans cabinet de psychanalyste, et ce tant mère, copine et collègues que purs étrangers. Progressivement siphonné de son énergie par le flot de sangsues, puis de surcroît harassé par tous les emmerdeurs du quotidien, sa bonhomie et bonasserie s'étiolent progressivement, jusqu'au ras le bol total, et l'explosion...
Parsemé d'humour satirique, l'évocation de la petite vie et de la misère humaine ordinaire de ce délirant vaudeville musical livre sous-jacente sociale satire sous le couvert d'un jeu animé, presque naïf et bouffon, dans une multiplication de compositions de genre s'amusant de valse-cliché.
Accompagnés in vivo par le pianiste compositeur, de très nombreux airs joyeux et un peu guinguette livrés souvent sous belles harmonies chorales, sont le fruit d'un impeccable travail de composition musicale, dans un climatique contre-effet participant un peu du cynisme planant en sous texte : cocassement l'air principal scande « c'est une belle belle journée »...
Sous le ton de la légère comédie, les acteurs évoquent avec justesse toutes les boursouflures issues des affres du quotidien pour les lendemains de veilles existentiels de personnages on ne peut plus satiriques. La mécanique globale dans son articulation, son rythme, ses enchaînements, atteint état assez avancé d'efficacité, mais perfectible : les comédiens semblent sur le point d'atteindre la nécessaire précision (et intensité) commandée par cette impeccable mise en scène efficace et procédant d'une synergie très intégrée : une implacable machine commandant grande concentration dans l'exécution.
Reste peut-être quelques perfectionnements au niveau des lacunaires maquillages, et éventuellement, sans trahir le concept minimaliste, juste un peu plus de conception dans les costumes. C'est un laboratoire...
C'est tout à fait agréable et rigolard, on passe un bon moment.
Parsemé d'humour satirique, l'évocation de la petite vie et de la misère humaine ordinaire de ce délirant vaudeville musical livre sous-jacente sociale satire sous le couvert d'un jeu animé, presque naïf et bouffon, dans une multiplication de compositions de genre s'amusant de valse-cliché.
Accompagnés in vivo par le pianiste compositeur, de très nombreux airs joyeux et un peu guinguette livrés souvent sous belles harmonies chorales, sont le fruit d'un impeccable travail de composition musicale, dans un climatique contre-effet participant un peu du cynisme planant en sous texte : cocassement l'air principal scande « c'est une belle belle journée »...
Sous le ton de la légère comédie, les acteurs évoquent avec justesse toutes les boursouflures issues des affres du quotidien pour les lendemains de veilles existentiels de personnages on ne peut plus satiriques. La mécanique globale dans son articulation, son rythme, ses enchaînements, atteint état assez avancé d'efficacité, mais perfectible : les comédiens semblent sur le point d'atteindre la nécessaire précision (et intensité) commandée par cette impeccable mise en scène efficace et procédant d'une synergie très intégrée : une implacable machine commandant grande concentration dans l'exécution.
Reste peut-être quelques perfectionnements au niveau des lacunaires maquillages, et éventuellement, sans trahir le concept minimaliste, juste un peu plus de conception dans les costumes. C'est un laboratoire...
C'est tout à fait agréable et rigolard, on passe un bon moment.
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Un théâtre musical créé par Christian Baril, Yannick Chapdelaine, Annie Darisse, Julie Dionne, Gaël Lane-Lépine, Cédrik Major-Matte, Bob Millaire, Vincent Pascal, Véronique Pascal et Julie Ringuette
Comédiens : Christian Baril, Yannick Chapdelaine, Annie Darisse, Julie Dionne, Vincent Pascal, Véronique Pascal et Julie Ringuette
Écriture : Véronique Pascal
Direction musicale: Gaël Lane-Lépine
Composition musicale : Gaël Lane-Lépine, Cédrik Major-Matte, Bob Millaire,
Mise en scène : Jean Belzil-Gascon
Coordination et direction de projet par Julie Dionne
Au Petit Campus, 57 rue Prince-Arthur Est
12 juin à 23 h
13 juin à 16 h 45
15 juin à 21 h 15
16 juin à 18 h
18 juin à 15 h 15
20 juin à 19 h 45
Billetterie (514)849 –FEST