Par Yves Rousseau
Avec La vie fragile des êtres sales, Vis Motrix explore huit courts univers étranges issus de la grande conciergerie de l'urbaine faune.
Devant vous devant la minuscule scène, une horrifique et verdâtre maquette (très imaginative de détails) évoque un bloc d'habitation à l'anguleux contour expressionniste. Deux « réverbères » encadrent le lieu d'épouvante, aux fenêtres clignotantes d'éclats lumineux ou d'ombres pendulaires témoignant de la présence d'êtres. Dans une atmosphère mystique, sous musique en léger spleen circus grand-guignolesque au largo hypnotique, huit logis, huit cabinets de curiosités, huit microcosmes uniques abritent huit existences parallèles dans un tableau digne de la foire aux phénomènes. Freak show sur bogart-esques clichés.