Par Yves Rousseau
Du 11 au 21 juin, en direct du Festival Fringe, nous publierons quotidiennement de courtes critiques.
Avec Tuning Venus, le Blue Muse productions met en lumière une jeune écriture prometteuse
Crédit : Louis Longpré Sur la petite scène de quatre mètres de largeur et légèrement surélevée, quatre demi-colonnes blanches portent chacune quelques accessoires , entre autres un gramophone, et une carafe d'eau. Centraux, d'abord , une table, deux chaises, puis en contrebas, un banc de piano.
C'est que madame attend la visite d'un accordeur. Complètement mythomane, brillante intrigante quasi érotomane, la dame s'approprie littéralement le pauvre type, dans une chaste valse-hésitation en chassés-croisés de résistance et participation incertaine du type à l'évanescente semi-réalité construite par l'hôtesse. Par valse de sous-entendus charnels et autres éclats histrioniques, le tango d'illusions promène son surréel, d'accent du sud suggéré en effluves de princesse Scarlett O'Hara, jusqu'à un impalpable univers aux temporalités charmantes et surannées d'une pièce de Clifford Odets.
La relation trouble entre les improbables protagonistes, cet artisan à la réserve et aux manières d'une autre époque et cette pasionaria hypnotiquo-psychotique, se matérialise dans l'espace sous forme d'une suave poursuite en rencontres, fuites et évasions tourbillonnantes, un travail très intéressant du metteur en scène Greg Tuck. Si le texte de Amy Lee Lavoie, une étudiante de l'ENT en écriture dramatique, et certes capiteux, mystifiant et prometteur, son jeu jure un peu, par surcharge et incarnation légèrement affectée, par rapport à son partenaire Michael Broadhurst, qui se glisse dans la peau de son personnage de tronche avec un certain aplomb.
La courte pièce est certes intéressante, gentille et mignonne, sans le holala sous-entendu, offrant de bons moments tout en souffrant légèrement de l'inégalité du jeu, mais révèle une jeune auteur à suivre.
NDLR : La pièce est en anglais normatif
___________________________
Mise en scène : Greg Tuck
Comédiens :Amy Lee Lavoie, Michael Broadhurst
Costumes : Naomi Aldrich
Éclairage : Kat Weldon
Présente du 12 au 21 juin 2009 - Festival Fringe de Montréal
C'est que madame attend la visite d'un accordeur. Complètement mythomane, brillante intrigante quasi érotomane, la dame s'approprie littéralement le pauvre type, dans une chaste valse-hésitation en chassés-croisés de résistance et participation incertaine du type à l'évanescente semi-réalité construite par l'hôtesse. Par valse de sous-entendus charnels et autres éclats histrioniques, le tango d'illusions promène son surréel, d'accent du sud suggéré en effluves de princesse Scarlett O'Hara, jusqu'à un impalpable univers aux temporalités charmantes et surannées d'une pièce de Clifford Odets.
La relation trouble entre les improbables protagonistes, cet artisan à la réserve et aux manières d'une autre époque et cette pasionaria hypnotiquo-psychotique, se matérialise dans l'espace sous forme d'une suave poursuite en rencontres, fuites et évasions tourbillonnantes, un travail très intéressant du metteur en scène Greg Tuck. Si le texte de Amy Lee Lavoie, une étudiante de l'ENT en écriture dramatique, et certes capiteux, mystifiant et prometteur, son jeu jure un peu, par surcharge et incarnation légèrement affectée, par rapport à son partenaire Michael Broadhurst, qui se glisse dans la peau de son personnage de tronche avec un certain aplomb.
La courte pièce est certes intéressante, gentille et mignonne, sans le holala sous-entendu, offrant de bons moments tout en souffrant légèrement de l'inégalité du jeu, mais révèle une jeune auteur à suivre.
NDLR : La pièce est en anglais normatif
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Mise en scène : Greg Tuck
Comédiens :Amy Lee Lavoie, Michael Broadhurst
Costumes : Naomi Aldrich
Éclairage : Kat Weldon
Présente du 12 au 21 juin 2009 - Festival Fringe de Montréal
