Du 11 au 21 juin, en direct du Festival Fringe, nous publierons quotidiennement de courtes critiques.
Par Yves Rousseau
Avec « Tu sens le tigre Rodogune », le théâtre du Bukkake se lâche
« lousse » avec une version revisitée de la tragédie « Rodogune »
de Pierre Corneille
« lousse » avec une version revisitée de la tragédie « Rodogune »
de Pierre Corneille
La pièce est une de ces petites comédies estivales de festival, bricolée amicalement entre potes comédiens délirants ( de jeunes diplômés de diverses écoles de théâtre) , rapidement répétée, une totale tocade, une farce festive et déjantée, qui participe de sa propre auto-parodie en ne se prenant vraiment pas au sérieux.
On y bidouille et triture un morceau d'histoire antique Égyptienne dans une potache pastiche qui allie l'esthétique du magasin à un dollar, une version volontairement grotesque des chorégraphies bollywoodienne, avec une trame musicale (amusante) avec des chants arabisants du même acabit livré en lypsync offrant toute la subtilité d'un spectacle de drag. D'ailleurs, ici les gars jouent les filles et vice et versa, tous plus volontairement trash et ridicules les uns les autres. Turbans à cinq sous, sabres en plastique, robe arabe en tissu de papier d'hôpital, bling bling antique de pacotille, maquillages de bric et de broc, décors en cartons peints impertinemment cucul, affreux arbres-citronniers en plastique, tout y passe.
L'histoire simplette, surfe entre le mythe de la perfide reine Cléopâtre, qui semble tout droit sortie d'une pièce en joual des années 70, puis de créature surnaturelle et tigre narrateur, et finalement de jumeaux mis dans une dilemmique compétition pour, bien sûr, gagner la princesse.
Vraiment pas pour se prendre la tête, on rigole et on fait le plein d'énergie afin de poursuivre la croisade « fringesque », et la pièce a la bonne idée de ne pas étirer sa très mince substance (pleinement assumée) au-delà de la quarantaine de minutes que dure cette joyeuse tarte à la crème exutoire.
______________________________________________
Avec Édith Arvisais, Maxime Desjardins, Sophie Desmarais, Alexandre Dubois, Nicolas Chabot et Maxime Laurin
Arrangements sonores : Les pieds noirs
Horaire :
12 juin @ 18.00
14 juin @ 21.45
18 juin @ 15.00
19 juin @ 15.00
20 juin @ 14.45
21 juin @ 21.15
Au Mainline Theatre (3997 Boul St-Laurent)
Réservations: 514-849-FEST ou www.montrealfringe.ca
On y bidouille et triture un morceau d'histoire antique Égyptienne dans une potache pastiche qui allie l'esthétique du magasin à un dollar, une version volontairement grotesque des chorégraphies bollywoodienne, avec une trame musicale (amusante) avec des chants arabisants du même acabit livré en lypsync offrant toute la subtilité d'un spectacle de drag. D'ailleurs, ici les gars jouent les filles et vice et versa, tous plus volontairement trash et ridicules les uns les autres. Turbans à cinq sous, sabres en plastique, robe arabe en tissu de papier d'hôpital, bling bling antique de pacotille, maquillages de bric et de broc, décors en cartons peints impertinemment cucul, affreux arbres-citronniers en plastique, tout y passe.
L'histoire simplette, surfe entre le mythe de la perfide reine Cléopâtre, qui semble tout droit sortie d'une pièce en joual des années 70, puis de créature surnaturelle et tigre narrateur, et finalement de jumeaux mis dans une dilemmique compétition pour, bien sûr, gagner la princesse.
Vraiment pas pour se prendre la tête, on rigole et on fait le plein d'énergie afin de poursuivre la croisade « fringesque », et la pièce a la bonne idée de ne pas étirer sa très mince substance (pleinement assumée) au-delà de la quarantaine de minutes que dure cette joyeuse tarte à la crème exutoire.
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Avec Édith Arvisais, Maxime Desjardins, Sophie Desmarais, Alexandre Dubois, Nicolas Chabot et Maxime Laurin
Arrangements sonores : Les pieds noirs
Horaire :
12 juin @ 18.00
14 juin @ 21.45
18 juin @ 15.00
19 juin @ 15.00
20 juin @ 14.45
21 juin @ 21.15
Au Mainline Theatre (3997 Boul St-Laurent)
Réservations: 514-849-FEST ou www.montrealfringe.ca