Par Yves Rousseau
En direct du Festival du Jamais Lu, qui se tient du 2 au 11 mai, quelques brèves quotidiennes.
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Princesses - un texte de Catherine Léger
Princesses - un texte de Catherine Léger
Un genre de Pedro Almodovar féminin, me disais-je en sortant. Un univers complètement iconoclaste, sur un ton presque de farce, de western spaghetti, mais sans le western. Trois bobonnes de l'ère postféministe, trois sœurs, puis une mère, sénile. Son silence pèse. Alors pourquoi pas, pour son anniversaire on lui offre torche, bidon d'essence, car de toute façon elle fait tout bruler (la bouffe), et même mitraillette, tout ça avec prescription pour le suicide. Les compliquées relation mère-filles, dans la plus grande et cynique des caricatures. Puis la soeur ainée, cette beauté désespérée qui craque, laisse enfants obèses et époux pour se réclamer du droit d'être une princesse protégée, adulée et aimée, bref retour vers le futur. À bord de la fourgonnette familiale, notre madame Brossard fugue au centre-ville vêtue d'une burka qu'elle s'est confectionnée elle-même, séduit un pochard arabe gardien de stationnements, son prince de service, et, complètement exalté et halluciné, se ramasse avec lui dans un hôtel de passe. Les deux autres, l'ainée sérieuse et responsable et la cadette pharmacienne batailleuse en compétition sexu_elle compulsive avec toutes, partent à sa recherche. Mais voilà, la cadette se bat avec une prostituée pour la dominance territoriale d'un coin de trottoir d'observation sis en face de l'hôtel où s'est réfugiée la fugueuse. Ça continue comme à se dégrader...
Derrière ce rocambolesque, une série de répliques étalent avec humour noir sans concession et avec grande auto dérision tout l'état des lieux des relations entre femmes dans les lendemains qui déchantent de l'ère postféministe : on parle de jalousie toujours présente, de compétition et séduction, avec des protagonistes qui s'accusent d'avoir des vies de carriéristes contrôle freak névrosées ayant choisie des maris facilement contrôlables pour ainsi se conforter dans de petites vies platement prévisibles, et en plus trop fatiguées pour baiser, ce qui explique ces p_utes, nombreuse, là face à cet hôtel qu'on observe. Alors devenir une princesse, trash, (la tradition idéalisée versus les modèles féministes idéalisés) ici aussi ridicule que la super women. Tous les "modèles " féminins passent au broyeur, tout est remis en question, toute chose et son contraire. Par exemple, les petites mesdames 9 à 5 bungalows se battent avec des p_utes arguant qu'elles sont capables de bien mieux côté performances fellat_oire : comme métaphore de la révolte contre les dogmes de la sur sexual_isation avec ces super icônes charriées par la pub et les médias qui font se sentir inadéquate insuffisante, he bien ici vlan dans les dents des icônes; mais aussi, à l'opposé comme forme de libération exutoire des modèles de bonnes petites filles sages et parfaites.
L'approche est tout à fait étonnante et rafraîchissante, car elle propose le point vu de la nouvelle génération qui cherche, en balayant par l'humour tout le carcan des anciens lieux communs chroniques et ataviques, à réinventer le féminisme. Ça donne une comédie débridée avec un humour très particulier, d'une rare intelligence et quand même rigolarde à souhait, pas du tout rasoir.
On retrouve le rythme soutenu et l'univers éclaté de « Voiture américaine » (qui avait été montée par les finissants 2006 de l'École Nationale) avec un sens de l'observation et de la parodie de la grande mosaïque de l'humanité qui s'aiguise, et s'aiguise encore et encore, dangereusement...
Derrière ce rocambolesque, une série de répliques étalent avec humour noir sans concession et avec grande auto dérision tout l'état des lieux des relations entre femmes dans les lendemains qui déchantent de l'ère postféministe : on parle de jalousie toujours présente, de compétition et séduction, avec des protagonistes qui s'accusent d'avoir des vies de carriéristes contrôle freak névrosées ayant choisie des maris facilement contrôlables pour ainsi se conforter dans de petites vies platement prévisibles, et en plus trop fatiguées pour baiser, ce qui explique ces p_utes, nombreuse, là face à cet hôtel qu'on observe. Alors devenir une princesse, trash, (la tradition idéalisée versus les modèles féministes idéalisés) ici aussi ridicule que la super women. Tous les "modèles " féminins passent au broyeur, tout est remis en question, toute chose et son contraire. Par exemple, les petites mesdames 9 à 5 bungalows se battent avec des p_utes arguant qu'elles sont capables de bien mieux côté performances fellat_oire : comme métaphore de la révolte contre les dogmes de la sur sexual_isation avec ces super icônes charriées par la pub et les médias qui font se sentir inadéquate insuffisante, he bien ici vlan dans les dents des icônes; mais aussi, à l'opposé comme forme de libération exutoire des modèles de bonnes petites filles sages et parfaites.
L'approche est tout à fait étonnante et rafraîchissante, car elle propose le point vu de la nouvelle génération qui cherche, en balayant par l'humour tout le carcan des anciens lieux communs chroniques et ataviques, à réinventer le féminisme. Ça donne une comédie débridée avec un humour très particulier, d'une rare intelligence et quand même rigolarde à souhait, pas du tout rasoir.
On retrouve le rythme soutenu et l'univers éclaté de « Voiture américaine » (qui avait été montée par les finissants 2006 de l'École Nationale) avec un sens de l'observation et de la parodie de la grande mosaïque de l'humanité qui s'aiguise, et s'aiguise encore et encore, dangereusement...
Mise en lecture par Diane Pavlovic
Avec Marie-Ève Huot, Agathe Lanctôt et Fanny Rainville
Avec Marie-Ève Huot, Agathe Lanctôt et Fanny Rainville