Par Yves Rousseau
Sur scène, un panorama surréel. Trois portes à partir desquelles convergent au centre avant-scène trois sentiers de pierre avec un saisissant effet de perspective. Dans l’espace résiduel, minéral, semblant avoir été pris dans une coulée de lave, des artéfacts de ces bas fonds tels baril rouillé, évier crasseux. Trois femmes, trois destins, trois témoignages et trois perspectives différentes d’une même suite d’événements.
À tour de rôle, directement au public, trois monologues, le récit de l’horreur totale d’un bas fond des bas fonds. Pu_tains, proxén_ètes, junkie, filles de rien, criminels, un univers ou rien ne se donne, tout se deale. À force de dope, de cul et de poings. Sans pitié.
Pas de flafla de mise en scène. Théâtre d’acteurs. Tout est dans l’expression, la justesse du jeu. Et cette langue de O’Rowe, scandée, hachée, sans prénom personnel, fiévreuse chute vers l’avant, dans cette impeccable traduction de Olivier Choinière.
Pris à témoins, captifs de l’horreur, tout d’un jet, hypnotisé par ces superbes interprétations, on y est, on y croit, tout disparait : il n’y a plus que ces témoignages.
Pétrifié et sur le bout de votre chaise tout au long.
C’est ailleurs, mais ça pourrait être ici...
_______________________
Texte de Mark O'Rowe dans une traduction d’Olivier Choinière
Mise en scène par Maxime Denommée
Assistance à la mise en scène : Jean Gaudreau
Scénographie par Olivier Landreville
Costumes par Linda Brunelle
Éclairages de André Rioux
Musique originale par Larsen Lupin
Avec Sandrine Bisson, Kathleen Fortin, Dominique Quesnel
Une production du
Du 26 février au 29 mars 2008 Théâtre La Licorne
Sur scène, un panorama surréel. Trois portes à partir desquelles convergent au centre avant-scène trois sentiers de pierre avec un saisissant effet de perspective. Dans l’espace résiduel, minéral, semblant avoir été pris dans une coulée de lave, des artéfacts de ces bas fonds tels baril rouillé, évier crasseux. Trois femmes, trois destins, trois témoignages et trois perspectives différentes d’une même suite d’événements.
À tour de rôle, directement au public, trois monologues, le récit de l’horreur totale d’un bas fond des bas fonds. Pu_tains, proxén_ètes, junkie, filles de rien, criminels, un univers ou rien ne se donne, tout se deale. À force de dope, de cul et de poings. Sans pitié.
Pas de flafla de mise en scène. Théâtre d’acteurs. Tout est dans l’expression, la justesse du jeu. Et cette langue de O’Rowe, scandée, hachée, sans prénom personnel, fiévreuse chute vers l’avant, dans cette impeccable traduction de Olivier Choinière.
Pris à témoins, captifs de l’horreur, tout d’un jet, hypnotisé par ces superbes interprétations, on y est, on y croit, tout disparait : il n’y a plus que ces témoignages.
Pétrifié et sur le bout de votre chaise tout au long.
C’est ailleurs, mais ça pourrait être ici...
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Texte de Mark O'Rowe dans une traduction d’Olivier Choinière
Mise en scène par Maxime Denommée
Assistance à la mise en scène : Jean Gaudreau
Scénographie par Olivier Landreville
Costumes par Linda Brunelle
Éclairages de André Rioux
Musique originale par Larsen Lupin
Avec Sandrine Bisson, Kathleen Fortin, Dominique Quesnel
Une production du
Du 26 février au 29 mars 2008 Théâtre La Licorne