Petit raccourci, pour le résumé de l'histoire, allez ici. Bon vous y êtes? Poursuivons. Donc une adaptation pour le moins très libre de la pièce, en théâtre d'objets. En fait, le squelette de la pièce a été conservé, l'esprit potache, collégien et grotesque, mais peu de trace du texte original.
Revenez un peu dans le passé, à cette époque de nos jeux d'enfant, quand l'imagination n'avait absolument pas de limites, avec ces histoires inventées et ces objets détournés de leurs fonctions normales pour devenir soldats, voitures, chars, fusées. Toujours tenus en haleine, selon un feu roulant de trouvailles à la symbolique réinventée, mais néanmoins parfaitement déchiffrable et accessible.
Voilà , cette pièce basée sur le théâtre d'objet, : un retour à l'enfance, un abandon à la folie, un délire déjanté. Ubu est une amphore à vinaigrette, les personnages principaux des cafetières renversées avec le couvercle articulé en tant que mâchoire, la reine est une lavette, les nobles sont des ustensiles, les colonnes des armées de fourchettes, couteaux et cuillères plantées dans des baguettes « défilant » au « pas » de cadence. Symbolique guignolesque avec, par exemple pour symboliser l'arme secrète et atomique, une explosion prenant l'aspect d'un essaim de farines avec un champignon brandi au dessus de l'ensemble. Les bruitages sont en général buccaux. Voilà le grand cirque de la Pire Espèce.
On passe un bon moment, à condition de s'abandonner à la proposition, d'embarquer dans ce délire. Certains sourient et ricanent, d'autres s'éclatent en se tapant sur les cuisses.
L'ensemble est adapté avec un comédien utilisant le langage signé où du texte défilant.
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du 1er au 26 mai à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui
D'après Ubu Roi d'Alfred Jarry
Adaptation, mise en scène et manipulation : Olivier Ducas, Francis Monty et Laurent Valo.
Conception d'éclairages : Jonas Bouchard